[REPLAY] Produits structurés : quels impacts et quelles opportunités ?

[REPLAY] Produits structurés : quels impacts et quelles opportunités ?

Produits structurés : quels impacts et quelles opportunités ?

Replay de notre émission spéciale avec Antoine Boissay (Natixis),
Louis Pradié, (Equitim),
Pascal Schmitter (Crédit Mutuel Investment Managers) et animée par Stéphane van Huffel (Netinvestissement)

 


https://vimeo.com/413275139/bebfe7a90f

 

Extraits de la vidéo  :

Les produits structurés, une classe d’actifs de plus en plus importante dans les allocations

La classe d’actifs des produits structurés prend de plus en plus de place dans les allocations, c’est une tendance depuis quelques années. L’offre s’est démocratisée, il y a plus de concurrence dans les distributeurs, il y a plus d’émetteurs à interroger. On a le sentiment que le marché est devenu beaucoup plus mature et que les produits structurés sont presque incontournables dans les allocations.
La conséquence de cela est que les volumes sont plus importants et la crise sanitaire qui nous frappe a eu un impact fort sur la volatilité, ce qui a eu pour conséquence directe d’augmenter nos flux : vous savez que les produits structurés se nourrissent de volatilité et beaucoup de partenaires ont souhaité se saisir des opportunités de marché qui s’offrent à nous.

Louis Pradié - EQUITIM :
Dans ce contexte, je voulais mettre en avant 2 choses que l’on apporte à nos partenaires qui leur ont permis de gagner du temps et de la performance :


- la 1ere, c’est un outil de reporting digital et global de tous les produits structurés, qu’ils aient été faits avec Equitim ou non. C’est-à-dire que, via un document, on rend compte de tous les éléments qui composent le produit, que ce soient les prochaines dates d’observation, les probabilités de toucher les coupons, la protection du capital,… et ce pour vous permettre, vous CGP, de répondre efficacement aux interrogations de vos clients. Via ce document, vous pilotez également la classe d’actifs car le structuré a des fenêtres d’opportunités en dehors des dates d’observation prévues dans le contrat et donc ce document vous permet en 1 coup d’œil d’identifier les opportunités d’arbitrage sur votre portefeuille de structurés.

- le 2ème axe que l’on a beaucoup développé, ce sont les mandats de gestion pour les produits structurés. Vous êtes nombreux à nous solliciter pour nous demander d’intervenir sur le marché sauf que vous voulez rentrer aujourd’hui sur le marché et pas forcément avec un strike dans 3 mois. Idem, quand vous lancez une campagne d’arbitrage sur un contrat d’assurance-vie traditionnel dans un contexte de confinement et avec un nombre important de contrats à arbitrer, ce n’est pas évident du tout. La réponse à cela est le mandat de gestion qui vous permet d’être en prise directe car vous traitez à cours connu, vous gagnez un temps incroyable car vous n’avez plus d’annexes de souscription, le produit n’est pas à référencer, c’est le mandat qui l’est, et vous pouvez arbitrer 100% de votre portefeuille en une demi-journée quand auparavant vous pouviez mettre jusqu’à 3 mois pour arbitrer tout votre portefeuille.

 

Que dire sur les produits structurés souscrits avant la crise ?

Chez Equitim, nous avons 1,5 milliard de stocks dont 90% traités avant la crise, donc notre rôle premier est d’accompagner nos partenaires sur la gestion de cette crise et rappeler les mécanismes des produits. Evidemment ces produits ont souffert, jusqu’à -40, -50% pour les produits strickés au plus haut donc ça peut faire peur et on en a bien conscience.

Il est important de rappeler néanmoins qu’il y a 4 critères majeurs qui peuvent expliquer la valeur liquidative d’un produit :

- Le 1er critère, c’est la pression mise sur le papier bancaire, l’émetteur
- Le 2ème, c’est la baisse du sous-jacent
- le 3ème, c’est la hausse de la volatilité
- et enfin, le 4ème c’est la notion de dividendes.

En l’occurrence, dans cette crise sanitaire, on a ces 4 critères qui ont joué en défaveur de nos produits. Ce qui fait que les produits ont amplifié la baisse des sous-jacents, par exemple sur un produit indiciel qui aurait été lancé fin janvier, aujourd’hui l’indice affiche une baisse de 25% alors que la valeur liquidative du produit est en baisse de plus de 40%, voire 45% dans certains cas.

C’est important de rappeler que les produits sont construits avec des barrières de protection du capital à terme et un effet mémoire sur les coupons.

Un exemple pour expliquer cet effet mémoire : un investisseur qui rentre sur un même marché Eurostoxx par 2 canaux, le 1er en direct via UC ou un ETF et le 2ème  via un structuré. Si le marché met 5 ans à récupérer ses 25%, l’investisseur qui aura investi sur un UC ou un ETF n’aura pas gagné d’argent. Sur un structuré, dans 5 ans, le produit est remboursé avec le nominal initial accompagné des 5 coupons de 6, 7 ou 8% qui auraient été prévus sur la formule.

Notre message le plus important pour nos partenaires et les porteurs : soyez patients, le temps est notre allié sur ces supports et votre patience sera rémunérée dans le temps.


Les options pour rentrer sur le marché des produits structurés aujourd’hui

Nous pensons qu’il y a deux options majeures pour un investisseur qui souhaite rentrer sur le marché des structurés aujourd’hui. La première, rentrer sur le marché primaire avec des rendements très attractifs. On a vu beaucoup de coupons à 2 chiffres pour les produits lancés au moment du pic de volatilité en mars avec de très grosses barrières de protection, mais avec la frustration potentiellement d’être limité au taux de coupons en cas de fort rebond des indices et surtout de ne pas maitriser le point d’entrée, car vous êtes nombreux à nous solliciter pour avoir un cours connu et pas un strike à 2 ou 3 mois.

Dans ces conditions, nous pensons que le marché secondaire est une vraie alternative et c’est ce que l’on pousse énormément depuis 2 mois puisque l’on transforme un des défauts de la classe d’actifs qui est d’avoir des valeurs liquidatives fortement décotées dans des marchés chahutés en une qualité car l’on permet aux investisseurs d’acquérir ces parts décotées sur le marché secondaire. Ainsi, il y a une asymétrie très favorable au client qui pourra bénéficier pleinement de la remontée des indices.